| Roussel, Albert |
| Le Marchand de sable qui passe |
| 1869 – 1937 |
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| Composition | 1908 |
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| Durée | 17:30 |
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| Maison d’édition | E. Demets, republiée par Kalmus, disponible à https://imslp.org/wiki/Le_Marchand_de_sable_qui_passe%2C_Op.13_(Roussel%2C_Albert) |
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| YouTube | https://www.youtube.com/watch?v=1JPHGw11PUI&list=RD1JPHGw11PUI&start_radio=1 |
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| Discographie | Czech Nonet; Praga digitals PR 250089 (2006) |
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| Royal Scottish National Orchestra; Naxos 8570323 (2009) |
Né dans une famille de la bourgeoisie industrielle de Tourcoing, il découvre la musique avec l’organiste Jules Stoltz lors de ses études au collège Stanislas à Paris. Fasciné par la mer, il se destine d’abord à une carrière de marin. Il intègre l’École navale de Brest et sert quelques années comme oYcier dans la Marine. Il démissionne en 1894 pour se consacrer à la musique. Il s’installe à Paris pour étudier le contrepoint et la fugue avec Eugène Gigout puis s’inscrit à la Schola Cantorum en 1898. Il y enseigne le contrepoint de 1902 à 1913. Il reprend du service comme oYcier de marine pendant la Grande Guerre. Après la guerre, il se consacre essentiellement à la composition, tout en continuant à enseigner en privé [65].
Le Marchand de sable qui passe est une musique de scène écrite pour une pièce en vers en un acte (conte lyrique) de G. Jean-Aubry, un poète, critique littéraire et critique musical avec qui il avait déjà collaboré pour la mélodie Flammes. Le conte décrit comment le personnage légendaire du marchand de sable aide un jeune homme et une jeune fille, personnages symboliques perdus dans une forêt symbolique, à prendre conscience de leur amour. De la musique de scène, Roussel a tiré quatre longs segments, formant une suite concise où le thème du Marchand de sable résonne dans chacun des mouvements, avec une telle habileté qu’on ne s’en lasse jamais.
D’Indy avait été le maître et le mentor de Roussel. Si d’Indy entretenait des relations cordiales avec Debussy, sa désapprobation assumée de l’impressionnisme a polarisé la vie musicale française, provoquant des rivalités passionnées de part et d’autre. Il fait néanmoins preuve de sa largesse d’esprit en voyant au-delà de l’influence impressionniste du Marchand de sable qui passe pour reconnaître l’individualité de Roussel. Le 21 juillet 1910, il lui écrivait : « J’ai lu votre Marchand de sable et j’en ai été charmé. . . et croyez-moi, ce n’est pas par aveuglement. J’y ai retrouvé les qualités musicales fines et profondes que j’apprécie chez vous. . . Il y a aujourd’hui tant de compositeurs qui arrangent (ou désarrangent) les sons de façon littérale, picturale ou simplement auditive » [66].