| Eisler, Hanns |
| Septuor nO 1 |
| 1898 – 1962 |
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| Composition | 1940 |
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| Durée | 13:10 |
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| Maison d’édition | Verlag Neue Musik |
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| YouTube | |
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| Discographie | Wilfried Winkelmann, Helmut Hofmann, Herbert Heilmann, Friedrich-Carl Erben, Ralf-Rainer Haase, Arnim Orlamunde, Wolfgang Bernhardt; Berlin Classics 0092322BC (2003) |
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| Ensemble Stanislas; Gallo GALLO CD-676 (2010) |
« Autodidacte, puis élève de Schönberg à Vienne, et à Berlin à partir de 1925, Eisler fut un musicien
politiquement engagé dont les œuvres, à caractère critique marxiste, échappèrent très tôt aux salles de
concert. Il fit valoir ses talents de propagandiste notamment au cours de sa longue collaboration avec
Bertholt Brecht. En 1933, il quitta l’Allemagne nazie, voyagea à tavers l’Europe, puis s’installa aux
États-Unis, à Hollywood où il œuvra notamment comme compositeur de musique de films. En 1948, il
dut quitter les États-Unis en raison de la campagne anti-communiste de Mac Carthy et s’installa à
Vienne puis, en 1952, à Berlin-Est, où ses compositions lui valurent d’être comblé d’honneurs. En dépit
des simplifications harmoniques de son style volontairement prolétarien, Eisler n’a jamais
renié les techniques dodécaphoniques qu’il a souplement adaptées à son écriture selon les
besoins. » [19] Son septuor nO 1 est issu de la musique pour un documentaire (A Child
went forth) décrivant la vie d’enfants américains dans un camp de vacances. « La musique
intègre de nombreuses chansons enfantines américaines. Malgré le sous-titre choisi par
Eisler Variations sur des chansons enfantines américaines, il ne s’agit pas à proprement
parler d’un cycle de variations. Seul le cinquième des neufs mouvements se présente sous la
forme d’un thème varié précédé d’une introduction. Une chanson, exposée par le basson au
début du premier mouvement revient sous une forme ou sous une autre dans la plupart des
suivants, dont certains avaient, dans la musique de film, une fonction descriptive. » [19]
| Eisler, Hanns |
| Septuor nO 2 |
| 1898 – 1962 |
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| Composition | 1947 |
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| Durée | 18:30 |
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| Maison d’édition | Verlag Neue Musik |
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| YouTube | |
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| Discographie | Manfred Friedrich et al.; Eterna Records 885470021553 (2021) |
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| in Hanns Eisler Edition; Brilliant Classics 9430 (2014) |
En 1947, Charlie Chaplin demande à Eisler de composer une musique pour son film Le Cirque de 1925. Ce projet n’aboutira pas, Eisler étant arrêté peu après, traîné devant la commission Mac Carthy, et finalement expulsé des États-Unis comme communiste. C’est des esquisses de cette musique de film inachevée qu’il tira ce second septuor, « d’un langage plus simple et plus tonal. C’est une musique détendue, transparente, « amicale », libérée du poids psychologique de la guerre. Les recherches sonores n’en sont cependant point absentes [. . .]. Le spirituel lever de rideau de l’Allegretto initial et la joyeuse Marche du Finale définissent bien le climat de divertissement de ce second septuor. » [19]