| Prokofiev, Sergueï |
| Quintette en sol min. op. 39 |
| 1891 – 1953 |
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| Composition | 1924 |
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| Durée | 21:30 |
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| Maison d’édition | Boosey & Hawkes, disponible à https://imslp.org/wiki/Quintet%2C_Op.39_(Prokofiev%2C_Sergey) |
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| Discographie | New York Ensemble of the Philharmonic Scholarship Winners; Naxos 981185 (2013) |
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| (sélection) | Berliner Solisten; Apex 0927443952 (2002) |
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| Ensemble Villa Musica; MDG MDG30403942 (1991) |
Né à Sontzovka en Ukraine en 1891, Sergueï Prokofiev manifeste très tôt des dons pour la musique et reçoit les encouragements de sa mère, pianiste amatrice qui lui donne ses premières leçons de piano. En 1904, il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, où il étudie le piano avec Anna Esipova, la compoasition avec Anatoli Liadov, la direction avec Nicolas Tcherepnine et l’orchestration avec Nicolaï Rimsky-Korsakov. Dès son entrée au conservatoire, il se montre un enfant terrible, anticonformiste et convaincu de son talent. Il s’y lie avec Nicolaï Miaskovsky, qui restera son meilleur ami et conseil jusqu’à sa mort. Il devient virtuose du piano et compose son premier concerto pour piano, qui lui vaut le prix Anton-Rubinstein comme pianiste-compositeur à l’issue de ses études au conservatoire en 1913. Il part ensuite en Europe occidentale, où il rencontre le directeur des Ballets russes Serge de Diaghilev, qui lui commande aussitôt un ballet, qui sera un échec. Ils poursuivent néanmoins leur collaboration avec un deuxième ballet L’histoire d’un bouVon, qui rencontre le succès. Lors de la Révolution de 1917, il se réfugie dans le Caucase pour continuer à composer. En 1918, il décide s’exiler. Après une tournée de récitals au Japon, il s’établit aux États-Unis, où il compose en 1920 L’Amour des trois oranges, opéra qui rencontre un grand succès. En 1921, il revient en Europe où il finit par s’établir à Paris où il reprend sa collaboration avec Diaghilev. Supportant de plus en plus mal l’exil, il commence à envisager un retour en Russie. Il y eVectue d’abord plusieurs tournées, puis s’y établit définitivement en 1936. S’ouvre alors une période féconde où il multiplie les compositions de divers genres (musiques de film, de ballet, concertante, . . .). Tantôt critiqué, tantôt encensé par le régime, il continue à composer abondamment jusqu’à sa mort le mêm jour que Staline en 1953 [10].
Le quintette en sol mineur op. 39 résulte d’une commande de Boris Romanov, qui venait de fonder une troupe de ballets après avoir œuvré comme deuxième chorégraphe aux Ballest russes pendant de nombreuses années. Prokofiev accepte d’écrire une partition pour ensemble réduit en vue d’un spectacle intitulé Trapèze sur le thème du cirque, tout en ayant en tête de faire jouer son œuvre comme musique de chambre. Écrit pour une formation inhabituelle, elle comprend six brefs mouvements. Le thème du premier mouvement, Tema con variazioni est clownesque et « rigolard ». L’Amdante energico est une danse grotesque confiée à la contrebasse solo. L’Allegro sostenuto d’une métrique changeante présente une mélodie aux vents sur pizzicati des cordes. L’Adagio pesante s’apparente à une musique d’« orgue de barbarie » avec une mélodie-rengaine confiée au violon. Les vents s’en donnent à cœur joie dans l’Allegro precipitato en forme de rondo bondissant. Enfin, l’Andantino final, mouvement le plus développé, est un véritable résumé des cinq mouvements précédents [11].