| Britten, Benjamin |
| Sinfonietta op. 1 |
| 1913 – 1976 |
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| Composition | 1932 |
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| Durée | 16:00 |
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| Maison d’édition | Boosey & Hawkes |
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| YouTube | https://www.youtube.com/watch?v=Cw3gwpRtpJY&list=RDCw3gwpRtpJY&start_radio=1 |
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| Discographie | Wiener Oktett; Decca 4842705 (2024) |
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| Basel chamber orchestra; Arte Nova G0100002695880 (2002) |
Né dans le SuVolk, Benjamin Britten manifesta très tôt des dons pour la musique. Sa mère, pianiste amateur de talent, lui donna ses premières leçons. Il reçut ensuite des leçons de piano d’Ethel Astle. À l’âge de 10 ans, il commença l’étude de l’alto avec Audrey Alston. et se mit à composer. En 1927, par l’entremise de cette dernière, il rencontra Frank Bridge, dont il avait été frappé par le poème symphonique The Sea, qui fut très impressionné par les compositions du jeune homme et l’encouragea à venir étudier la composition avec lui. Après deux ans passés à Gresham’s School, il obtint une bourse de composition au Royal College of Music en 1930. Il y étudia de 1930 à 1933, remportant de nombreux prix. Il débuta ensuite sa carrière comme compositeur de musique pour le cinéma, le théâtre et la radio. De 1939 à 1942, il vécut aux États-Unis puis revint s’établir au Royaume Uni. Certainement un des compositeurs majeurs du xxE siècle, il est connu en particulier pour ses opéras, dont certains sont fréquemment représentés. Dmitri Chostakovitch considérait son War Requiem comme la meileure œuvre du xxE siècle.
La Sinfonietta fut composée en 1932, alors que Britten était étudiant au Royal College of Music, et
dédiée à Frank Bridge. En 1936, Britten en écrivit une version pour orchestre de chambre (cordes et 2
cors). Elle est en trois mouvements : Poco presto ed agitato, Variations (andante lento), et
Tarentella. Le premier mouvement est en forme sonate. L’éditeur et écrivain Erwin Stein
suggéra que la première Symphonie de chambre d’A. Schoenberg a servi de modèle pour
l’œuvre [82].
| Dubois, Théodore |
| Dixtuor |
| 1837 – 1924 |
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| Composition | 1909 |
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| Durée | 30:00 |
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| Maison d’édition | Heugel, disponible sur https://imslp.org/wiki/Decet_(Dubois%2C_ThÃľodore) |
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| YouTube | https://www.youtube.com/watch?v=TC-zBRgWzn0&list=RDTC-zBRgWzn0&start_radio=1 |
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| Discographie | Les Siécles; Actes Sud ASM09 (2012) |
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| Polyphonia Ensemble Berlin; Oehms OC493 (2022) |
Pour quelques éléments biographiques sur le compositeur, voir la section 4.9. « Composé en 1909,
ce dixtuor fut créé à Milan par le Decem, une société de musique de chambre constituée des
chefs de pupitre de l’Orchestre Lamoureux. Le nombre important de ses exécutions au
début du xxE siècle témoigne de son succès. Le 26 novembre 1910, l’œuvre est louée en ces
termes par le critique du Ménestrel : « Avec Théodore Dubois, l’écriture musicale apparaît
exempte des recherches de l’eVet, mais travaillée avec une belle conscience artistique qui
ne néglige aucune nuance. Le style est large, expressif, élevé, et la conviction qui l’anime
est de celles qui forcément pénètrent l’esprit de ceux qui l’écoutent. » Le dixtuor associe
un quintette à vents à un quintette à cordes. Une formation rare, adoptée auparavant par
Reicha (ca 1827-1828), Lalo (1872), Helsted (1891) et Flégier (ca 1899), plus tard par Britten
(1932) et Françaix (1986). Si l’eVectif peut apparaître comme un orchestre en miniature,
il accorde cependant davantage de poids aux vents et au registre grave qu’un ensemble
symphonique traditionnel. Dubois varie en permanence les textures et les combinaisons de
timbres, mais il écarte la dimension concertante, aucun instrument n’étant doté d’un solo
prédominant. Après une introduction méditative, le premier mouvement se déploie sur le souple
balancement d’une mesure ternaire. La partie centrale du mouvement lent, âpre et animée,
contraste avec le climat de nocturne rêveur des épisodes extrêmes. L’Allegretto constitue un
intermède à la fois ludique et mystérieux, avant le finale alternant eVets de masse et dialogues
instrumentaux [83]. »
| Flégier, Ange |
| Dixtuor |
| 1846 – 1927 |
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| Composition | 1899 |
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| Durée | 23:00 |
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| Maison d’édition | Léon Grus, disponible sur https://imslp.org/wiki/Dixtuor_(FlÃľgier%2C_Ange) |
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| YouTube | https://www.youtube.com/watch?v=IUFT09Rjexc&list=RDIUFT09Rjexc&start_radio=1 |
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| Discographie | néant |
Ange Flégier fut admis au Conservatoire de Paris en 1866, dans la classe de composition
d’Ambroise Thomas. En 1869, il fut parmi les six finalistes du concours du Prix de Rome. Critique
musical au Petit Marseillais à partir de 1870, il commença à publier ses premières œuvres à cette
époque. Sa mélodie Le cor connut un tel succès qu’il put désormais vivre de sa musique.
Compositeur extrêmement prolifique, la majeure partie de sa production est constituée de
pièces pour piano, de mélodies, dont il a orchestré beaucoup, et de musique de chambre. Il
reçut le prix Chartier de l’Académie des beaux-arts pour celle-ci en 1902 et fut nommé
Chevalier de la Légion d’Honneur l’année suivante. Illustre et populaire de son vivant, il est
totalement tombé dans l’oubli. C’est lui qui a forgé le terme dixtuor pour sa composition, dont le
Larousse de l’époque aYrme qu’il s’agit de la première composition du genre, ce qui est erroné
puisqu’Édouard Lalo avait précédemment écrit ses Aubades pour la même formation [84].
| Françaix, Jean |
| Dixtuor |
| 1912 – 1997 |
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| Composition | 1987 |
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| Durée | 18:30 |
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| Maison d’édition | Schott |
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| YouTube | https://www.youtube.com/watch?v=3Rs70pWSCuA&list=RD3Rs70pWSCuA&start_radio=1 |
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| Discographie | Octuor de France; Indesens INDE043 (2015) |
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| Linos Ensemble; Capriccio C67191 (2007) |
Pour quelques éléments biographiques sur le compositeur, voir l’article consacré à
son octuor à la page 43. Selon la critique du disque du Linos ensemble [85], « le dixtuor,
commandé et créé par l’Ensemble Linos en 1987, évolue dans le même univers sonore que
l’octuor, mais sonne avec encore plus d’assurance. Le Larghetto tranquillo initial est d’une
transparence surprenante, compte tenu des forces employées, avec des pizzicatos précis des
cordes graves. L’énergie intérieure de la musique est des plus séduisantes, et l’Andante
schubertien est un véritable délice. On s’émerveille une fois de plus de l’économie d’écriture de
Françaix, sans parler de la nature janusienne de cette musique lorsqu’elle bascule dans le
Scherzando, avec ses hurlements et glissements ivres des bois, et l’Allegro moderato vif. »
| Helsted, Gustav |
| Dixtuor |
| 1857 – 1924 |
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| Composition | 1891 |
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| Durée | 35:00 |
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| Maison d’édition | Edition Silvertrust, manuscrit disponible sur https://imslp.org/wiki/Decet%2C_Op.18_(Helsted%2C_Gustav) |
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| YouTube | https://www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_knPNnDgWBnzGnCgil9qIyvAvp8Da3Jubo |
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| Discographie | Danish Sinfonietta; Dacapo 8226111 (2016) |
Fils du compositeur Carl Helsted qui lui donne ses premières leçons, Gustav étudie l’orgue et la composition à l’Académie royale danoise de musique avec Niels Gade et J. P. E. Hartmann. Après un voyage d’études en Allemagne, France et Italie, il débute sa carrière comme répétiteur au Théâtre Royal de Copenhague. À partir des années 1890, il mène une double carrière d’organiste d’église et professeur à l’Académie de musique. Avec Carl Nielsen et Louis Glass, il fonde la Société danoise de Musique de chambre. D’abord ancrée dans la musique des romantiques intermédiaires, dont faisait partie son professeur Niels Gade, sa musique est plus tard influencée par Bruckner, Richard Strauss et Mahler.
Son dixtuor appartient à sa première période compositionnelle. Le mouvement d’ouverture, Allegro moderato, peut être comparé à l’éveil du printemps, tel un portrait musical. Le deuxième mouvement, Andante, est un ensemble de sept variations basées sur un thème simple mais charmant. Il débute par une marche lugubre, presque funèbre, mais plusieurs variations sont très entraînantes, voire joviales. Vient ensuite un Scherzo énergique et entraînant, avec un trio finement contrasté. Le magnifique finale débute plutôt lentement, Adagio ma non troppo, mais accélère lentement jusqu’à la section principale entraînante, Allegro [86].