| Kralik, Mathilde |
| Nonuor |
| 1857 – 1944 |
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| Composition | 1901 |
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| Durée | 29:30 |
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| Maison d’édition | Silvertrust, disponible sur https://imslp.org/wiki/Nonet_(Kralik%2C_Mathilde) |
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| YouTube | https://www.youtube.com/watch?v=dgerl1Wdc1c&list=RDdgerl1Wdc1c&start_radio=1 |
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| Discographie | O. Triendl, solistes de l’Orchestre de la Radio bavaroise; Hänssler Classic HC23078 (2024) |
Fille d’un industriel verrier originaire de Bohême établi à Linz, Mathide Kralik von Meyrswalden grandit dans une famille mélomane : son père joue du violon et sa mère du piano. Très tôt, ses parents reconnaissent ses dons musicaux et leur aisance financière leur permet de confier sa formation aux meilleurs professeurs de musique de son époque. En 1876, elle est admise au conservatoire de la Société des amis de la musique. Elle y remporte un deuxième prix pour un Scherzo pour quintette avec piano et en reçoit un diplôme en composition. Ses œuvres deviennent populaires en Autriche comme en témoigne l’interprétation de ses œuvres à la Musikverein en 1894 et 1895. Son opéra Blume und Weissblume est représenté à deux reprises en Allemagne et devient célèbre car il fait l’objet d’un plagiat dénoncé dans la presse. Comme beaucoup de compositeurs romantiques, sa popularité décline après la Garnde Guerre.
Son nonuor en do mineur date vraisemblablement de la première décennie du xxE siècle, on trouve trace d’une interprétation à Vienne vers 1912. Employant une instrumentation inhabituelle, il a vraisemblablement été écrit pour un groupe spécifique de musiciens. De grande ampleur, l’œuvre est remarquable, elle alterne des passages tutti d’un son quasi orchestral et des passages pour un nombre restreint d’instruments d’une qualité intime de musique de chambre véritable. Le premier mouvement Allegro energico s’ouvre à la manière d’un concerto pour piano avec le thème présenté par les cordes et le piano, puis se calme presqu’aussitôt lorsque les vents et le piano prennent le relai. À aucun moment, le piano ne prend un rôle dominant, il est traité de manière égale avec les autres instruments. Le deuxième mouvement, Intermezzo, indiqué « kräftig munter » (vigouruex et réjoui) commence comme une marche triomphante puis s’apaise. L’alternance de passages vigoureux et calmes se poursuit tout au long du mouvement. Vient ensuite une Sarabande qui sonne comme un hommage solennel. Le Finale s’ouvre avec une marche assez lente d’allure orchestrale. Graduellement, la musique accélère et s’échauVe puis s’apaise lorsque confiée à des groupes réduits d’instruments. Ces groupes conversent pour l’essentiel du mouvement, avec de temps à autre une résurgence du thème de marche initial, chaque fois traité de manière diVérente [58].