2.5 Flûte, clarinette, 2 violons, alto, violoncelle & harpe

Ravel, Maurice

Introduction et Allegro

   1875 – 1937

Composition

1905

Durée

11:00

Maison d’édition

Durand, disponible sur https://imslp.org/wiki/Introduction_et_allegro%2C_M.46_(Ravel%2C_Maurice)

YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=Y8kgmjkW9sk&list=RDY8kgmjkW9sk&start_radio=1

Discographie

Labyrinth Ensemble; Alpha ALPHA384 (2018)

(sélection)

Nash Ensemble; CRD CRD3446 (2007)

Melos Ensemble; Decca 4211542 (1988)

Quatuor Voce, Juliette Hurel, Rémi Delangle, Emmanuel Ceysson; Alpha ALPHA933 (2023)

Fruit de l’union de son père Pierre-Joseph, ingénieur employé à la construction d’une voie ferrée au Pays basque et de d’une modiste locale, Maurice Ravel naît à Ciboure, près de Saint-Jean de Luz. Dès 1875, la famille se fixe à Paris. C’est son père, bon musicien amateur qui l’initie à la musique. Il commence l’étude du piano à 6 ans, puis de la composition à partir de 1887. Il entre au Conservatoire en 1889, où il étudie le piano avec Charles de Bériot et la composition avec Gabriel Fauré. Candidat malheureux au Concours du Prix de Rome à plusieurs reprises, son échec au concours de 1905 fait un tel scandale qu’il entraîne la démission du directeur du Conservatoire Théodore Dubois, qui est remplacé par Gabriel Fauré. Ravel était en eVet déjà reconnu comme compositeur pour avoir publié des pièces très appréciées (Pavane pour une infante défunte, Jeux d’eau, Quatuor à cordes). Il composa par la suite de nombreux chefs d’œuvre dans plusieurs genres (musique de ballet, concertos pour piano, musique de chambre, musique pour piano), dont le plus connu est sans conteste le Boléro (1927).

L’Introduction et allegro pour harpe, quatuor à cordes, flûte et clarinette (1905) est une œuvre de commande de la Maison Érard pour la promotion de leur harpe à pédales à double action, concurrencée à l’époque par la harpe chromatique développée par la Maison Pleyel. Cette dernière avait fait appel à Claude Debussy qui composa à la même époque Danse sacrée et Danse profane pour la promotion de l’instrument concurrent. Comme le titre l’indique, l’œuvre est en deux mouvements, qui s’enchaînent. « D’une écriture essentiellement mélodique et diatonique, il s’agit d’un aimable divertissement qui met en valeur toutes les qualités de fine sonorité de la harpe. [. . .] Au total, [il s’agit d’une] œuvre élégante, plus ingénieuse que véritablement inspirée, que Ravel ne voulut pas retenir dans son catalogue  [15]. »