| Yun, Isang |
| Musique pour 7 instruments |
| 1917 – 1995 |
|
|
|
| Composition | 1959 |
|
| Durée | 12:00 |
|
| Maison d’édition | Bote & Bock |
|
| YouTube | néant |
|
| Discographie | néant |
D’origine coréenne, Isang Yun a fait l’essentiel de sa carrière en Allemagne où il s’est installé en 1956. Sa musique intègre des éléments de musique coréenne au langage des avant-gardes européennes. Enlevé par les services secrets sud-coréens en 1966, il est emmené à Séoul, torturé puis condamné à la prison à perpétuité pour trahison en raison d’un voyage en Corée du Nord. Il est libéré trois ans plus tard notamment grâce à une pétition de musiciens célèbres. Sa production abondante aborde tous les principaux genres musicaux (œuvres lyriques, symphoniques, concertantes, vocales et musique de chambre). Le compositeur décrit son œuvre comme suit : « Cette œuvre est une sorte de fantaisie moderne, dont le ton s’inspire de la musique de cour coréenne ancienne.
Dans la première pièce (Andantimo delicato), plusieurs lignes mélodiques sont combinées, la mélodie principale étant principalement jouée à la flûte. Ces lignes sont composées de phrases plus longues, de notes tenues, agrémentées d’appoggiatures et de trilles, alternant avec des passages de type colorature.
Dans la deuxième pièce (Adagio), généralement menée par le hautbois, des « vibrations contrôlées » naissent des notes tenues. La mélodie elle-même repose sur un rythme structuré et ancré, qui devient parfois indépendant et sert d’élément de liaison. Dans la vibration contrôlée, la première moitié de la note est totalement rigide, sans vibrato, puis évolue vers une vitration de plus en plus forte. Le rythme organisé est le reflet d’un mouvement rythmique régulier, ascendant et descendant.
La troisième pièce (Allegro vivace), contrairement aux pièces précédentes, présente une structure plus simple et est composée de trois parties. La section centrale présente deux passages lyriques (poco meno mosso et, après une brève transition dynamique et intense, Andante molto espressivo), qui constituent le cœur lyrique de l’œuvre. Après quelques mesures de bois concluant en pp, le cor entre pour une réexposition variée (Allegro). Les autres instruments se joignent joyeusement à eux, oVrant une riche composition, avant de conclure par un crescendo dynamique et véhément [18]. »